France has recently taken measures in order to avoid what it describes as “radicalism”, “extremism” and “jihadism”, in an attempt to follow the PREVENT blueprint implemented in the UK, which once started as just a policy but is now becoming law. This article takes you through the 5 step plan to identify and prevent extremism from a French perspective, through seemingly disproportionate and extrajudicial means. This is the plan…

1. Spot the ‘radicals’ and report them

The French government launched a website called “stop jihadism”. It is a platform to encourage the population to report on their fellow citizens if they spot any signs of “radicalisation”.
According to the French government, these are the signs you should look out for in order to identify a “jihadist”:
  • suspicious about old friends
  • rejects members of the family
  • suddenly changing food habits
  • stops school
  • stops listening to music
  • stops watching TV or going to the cinema
  • stops playing a sport (because it’s mixed)
  • changes clothing (hides shape if she is a woman)
  • spends time on the internet and social media
But also, they become withdrawn within themselves, they start to speak in an asocial manner and reject any form of authority or contribution to community life. Incidentally this is probably the definition of the average French citizen living in the UK.

2. Prosecute everyone and anyone

While many have made light of this, for some in France, the laughter has turned sour:
In just 22 days, between 7 and 29 January, the French justice ministry said that, there had been 486 legal cases linked to the Charlie Hebdo attacks.
Of these, 257 were cases of people accused of condoning or provoking terrorism.
These included:
  • A man who after a psychiatric report was conducted was found to have slight learning difficulties. He was sentenced to six months in prison after drunkenly shouting at police officers in the street: “They killed Charlie, I laughed.”
  • A 21-year-old drunken man with no criminal record who had resisted arrest. He said he had been wrestled to the ground by police. While begging them to stop hurting him, he had allegedly shouted a torrent of insults including: “You’ll see, the jihadis will put a bullet in your head. Look at the damage they’ve done. My cousin Coulibaly [the gunman who killed a police officer and four people at a kosher supermarket] didn’t kill enough of you.” He was immediately brought before a judge and denied having said it. He was sentenced to eight months in prison plus eight months suspended sentence for glorifying terrorism.
  • A man was arrested for drunk-driving in the north of France, he shouted at police officers: “There should be more Kouachi’s [the name of the brothers behind the Charlie Hebdo attack]. I hope that you’ll be next.” He was sentenced to four years in prison.

 

3. Interrogate the kids

Ahmed, only 8 years old, was interrogated by the police in the south of France.
His Head teacher had reported him for allegedly saying “I’m with the terrorists”. When the police asked him what terrorism was, the young boy did not know.
The Head teacher had previously been accused of bullying, mistreating the child amid Islamophobic and racist remarks.

A few days later, a father lodged a complaint for defamation after his 9 year-old son was interrogated by police. He had initially been reported to the police by the school canteen.

4. Forget the courts, shut down websites

On 9 February 2015, a decree allowed the French government to block websites accused of promoting terrorism without a court order.

Critics say it will not prevent any attack and will likely be used to ban legitimate content.

5. But refuse to condemn the glorification of Nazism

In November 2014, the UN General Assembly adopted a resolution to combat the glorification of Nazism and Neo-Nazism and all forms of racism, xenophobia and intolerance.
France chose to abstain, so did the UK. The US voted against it.

Les 5 étapes pour prévenir l’extrémisme “à la française” 

Le parlement français a récemment voté des mesures permettant d’éviter ce qui est décrit comme ‘la radicalisation’, l’extremisme’ ou encore le ‘djihadisme’. Sur le modèle des réformes qui ont été prises bien avant au Royaume-Uni et du programme PREVENT, transposé dans la législation britannique très récemment.
Cet article reprend les cinq étapes mises en avant par la legislation française afin de tacler “l’extrémisme”, à l’aide de moyens disproportionnés et extrajudiciaires. Voici le plan:

1. Identifier les ‘radicaux’ et les dénoncer

Le gouvernement Français a lancé un site internet intitulé “stop djihadism”. C’est une plateforme qui encourage la population à dénoncer tout signes de radicalisation.
Le gouvernement a ansi établi une liste non exhaustive des signes à identifier afin de reconnaitre une possible radicalisation:
  • Suspicieux par rapport à des anciennes relations
  • Rejet des membres de la famille
  • Changement radical dans les habitudes alimentaires
  • Arrêt de l’école ou des études
  • N’écoute plus de musique
  • Ne regarde plus la TV ou ne va plus au cinema
  • Ne va plus au sport (parce que c’est mixte)
  • Changement de tenue vestimentaire
  • Passe beaucoup de temps sur internet et sur les reseaux sociaux
Egalement, susceptibles de se renfermer sur eux memes, ils ne sont plus très sociables, rejettent toutes formes d&#
39;autorité ou de vie en communauté. Cela ressemble incidemment à la définition d’un français vivant au Royaume-Uni.

2. Poursuivre en justice tout le monde et n’importe qui

Alors que nombreux sont ceux qui ont mis l’accent la dessus, certains en ont fait les frais en France:
En à peine 22 jours, entre le 7 et le 29 janvier 2015, le ministre de la justice a annoncé qu’il y avait eu 486 affaires liées aux attaques contre le journal satyrique Charlie Hebdo.
Sur ces 486 affaires, 257 étaient des affaires concernant des personnes accusées du délit d’apologie de terrorisme.
Voici quelques exemples édifiants parmi tant d’autres:
  • Un homme qui a fait l’objet d’un rapport pychiatrique car il avait des difficultés d’apprentissage a été condamné à 6 mois d’emprisonnement. Il avait crié à la police alors qu’il était ivre “Ils ont tué Charlie, je ris “.
  • Un jeune homme de 21 ans, ivre, sans antécédents judiciaires a été maitrisé au sol par la police alors qu’il refusait de se faire arrêter. Alors qu’il les suppliait de pas lui faire du mal, il vociferait un certain nombre d’insultes à l’encontre des policiers. “Vous verrez, les djihadistes vous mettront une balle dans la tete. Regardez ce qu’ils ont fait déjà. Mon cousin Coulibaly (l’homme armé qui a tué un officier de police et quatre personnes dans le supermarché Kosher) n’en a pas tué assez”. Il a été conduit immédiatement devant un juge et a nié avoir dit tout cela. Il a été  condamné à huit mois de prison ferme et à huit mois de prison avec sursis pour apologie de terrorisme.
  • Un homme a été arrêté pour conduite en état d’ivresse dans le nord de la France, il a hurlé sur les officiers de police “il devrait y avoir plus de Kouachi (le nom des frères qui auraient commis les attaques contre Charlie Hebdo). J’espère que vous serez les prochains”. Il a été condamné à quatre ans de prison.

3. Garde a vue pour les enfants

Ahmed, 8 ans, a été interrogé par la police dans le sud de la france. Son professeur principal l’ayant dénoncé alors qu’il aurait dit “Je suis du côté  des terroristes”. Quand la police lui a demandé ce qu’était le terrorisme, il a répondu qu’il ne savait pas.
Le professeur principal avait été dénoncé auparavant lui-même par des enfants pour harcèlement et pour mauvais traitement particulièrement envers les enfants de confessions musulmanes ainsi que pour des remarques racistes.
Quelques jours après, le père d’Ahmed a porté plainte pour diffamation après que son fils ait été interrogé par la police et placé en garde à vue. Il avait à l’origine été dénoncé à la police par la cantine de l’ecole.

4. Fermeture administrative des sites internet

Le 9 Fevrier 2015, un décret a été adopté permettant au gouvernement de bloquer les sites internet accusés de faire la promotion et l’apologie du terrorisme sans autorisation d’un juge préalablement saisi, comme le devrait être tout atteinte aux libertés publiques.
Les critiques mettent en avant le fait que cela n’empêchera aucunement les attaques potentielles mais que cela servira à surveiller internet et à censurer des contenus légitimes mais dérangeant pour le gouvernement.

5. Tout en refusant de condamner l’apologie du Nazisme

En Novembre 2014, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté une résolution pour combattre l’apologie du Nazisme, du Neo Nazisme, de la xénophobie et de l’intolérance. La france a choisi de s’abstenir tout comme le Royaume Uni, quant aux Etats Unis, ils ont voté contre.
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